dimanche 15 mai 2011

"MIDI MUT" LE MAGAZINE CONSACRE DEUX PAGES SUR MON TRAVAIL.

Les désirs d'un peintre

Peintre autodidacte, mais convaincu de sa vocation, Frédéric Truteau a récemment accroché aux cimaises de l'Espace AG2R La Mondiale-Mutuelle du Midi, une série de toiles talentueuses et vivement colorées qui ont remporté un franc succès.
Et il poursuit sur sa lancée. rencontre.

"J'ai toujours dessiné, depuis tout petit.Fils unique, c'était pour moi une manière de combler la solitude et l'ennui.
La peinture, je l'ai pratiquée entre 14 et 23 ans.et puis la vie m'a occupé ailleurs...je n'ai repris qu'en 2005."
Jovial et doux, à la fois concentré et ouvert, Frédéric Truteau se raconte, explique son rapport à l'art avec une passion contenue. Son rêve : se dégager, au moins pour une année sabbatique, de ses obligations professionnelles et se consacrer pleinement à ses tableaux.
né à Marseille en 1970, vivant dans le charmant village de Ventabren, non loin d'Aix-en-Provence Frédéric a toujours baigné dans la lumière du sud, qui donne ses couleurs si franches à son travail, comme découpées.
Autodidacte, il a mis un certain temps à trouver sa manière, sa façon de peindre. Pour élaborer une toile, il se base sur un ensemble d'images et de photos glanées sur internet ou qu'il prend lui-même, pour rendre une interprétation de son environnement.
Marseille et la Provence, bien sûr, deviennent ainsi sa thématique majeure. Mais pas l'unique puisque Frédéric nourrit depuis tout jeune une attirance forte pour le continenet australien, où il a fait deux voyage et qui lui a inspiré une longue série de toiles.
S'ajoute à ces sujets une série "Icone" où iapparaissent des célébrités internationales, de Gainsbourg à Obama...


Inspiration et influences
"j'use de la même technique pour tous les thémes que j'explore, explique-t-il. C'est d'abord une idée de tableau qui me vient en tête, déclenchée par ce qui m'entoure, car tout peut m'inspirer.
Je cherche ensuite des images qui vont alimenter ma composition.
Une fois les éléments posés, j'épure, j'élimine les détails. Je peins à l'acrylique, par aplat franc que je cerne, pour en faire ressortir formes et teintes."
Cette technique, qui signe son style, évoque celle du vitrail ou la bande dessinée.
"souvent, je pratique le décalage, remplaçant une couleur convenue par une autre, imaginaire.
C'est plus amusant, plus gai. A mon sens, la peinture doit être joyeuse."
Si, à ses débuts, le peintre s'est essayé à l'abstraction, dans des tonalités sombres, ponctuées de noir et de rouge, il est depuis passé à une nouvelle gamme, beaucoup plus lumineuse.
"Mes influences sont multiples. J'essaie d'aller voir beaucoup de peintures.
J'aime les fresque de Michel-Ange, de Giotto. Tout jeune, j'ai aimé les cubiste, Picasso, Léger, Dali, Warhol sont des artiste que j'apprécie. Et bien sûr, Van Gogh. Buffet aussi, que j'ai découvert à la Vieille charité. De fait, je me nourris de la peinture des autres."

Trouver sa voie
Sous influence donc, et au gré de sa progression intérieure, le travail de frédéric Truteau mûrit, évolue doucement. se dégageant peu à peu du cubisme, il va vers des formats plus importants où des enjeux plus personnels prennent place.
"A mes débuts, je peignais essentiellement des objets qui me plaisaient graphiquement. Désormais, j'essaie de comprendre ce que contiennent mes toiles, cette ouverture récurrente sur le ciel par exemple."
Optimiste, Frédéric Truteau ambitionne non seulement de trouver le style qui le rendra unique et reconnaissable, mais aussi de vivre de son art. "Ma démarche se rapproche de celle de l'artisan taxi que je suis encore. il faut investir dans son travail, puis le vendre. Mais là, il s'agit d'art, de création. Il va me falloir être innovant, imaginatif... et convaincant envers mon entourage !"
un parcours déjà sur les rails, puisque notre peintre expose régulièrement dans la région- il est artiste permanent dans une galerie d'Eyguières-et prépare pour 2012 un accrochagee dans une galerie australienne qui l'a repéré!


Le maître Briata
l'influence du peintre marseillais Georges Briata, merveilleux coloriste, est évidente dans la peinture de Frédéric Truteau, qui ne cachait pas son bonheur d'être exposé récemment à ses cotés à la galerie des Arcenaulx à Marseille. "Une toile de Briata, alors même qu'il s'attache à sa lisibilité - qualité premiére d'une oeuvre-, dépasse la simple représentation du sujet. C'est un espace d'émotion où l'artiste se projette, tout en s"efforçant de découvrir la vibration sensible des êtres et des choses. Il tente d'exprimer sa vision du monde", résumait le critique Jean-Max Tixier. Une voie que Truteau semble vouloir emprunter à son tour...